Définir le timing et le planning le plus adapté à votre campagne politique

Les campagnes politiques classiques suivent souvent un planning spécifique. Malheureusement, celui-ci est commun à divers comités et partis et laisse peu place à de l’originalité et à la flexibilité. Pourquoi, et comment, ce planning doit-il évoluer pour que les campagnes gagnent en efficacité? On vous dit tout. En prime, nous mettons à votre disposition un planning pour vous aider à organiser votre campagne.

Quelques semaines de préparation… seulement?

En Suisse, les campagnes politiques commencent traditionnellement quelques semaines après la dernière votation ou élection. Affiches et tous-ménages fleurissent 4 à 5 semaines avant la date clé. 

Est-ce que ce timing est optimal pour générer plus de votes en faveur de l’un ou de l’autre camp? Malheureusement, absolument pas. 

Essayez de vous rappeler la dernière fois que vous avez voté. Est-ce que votre opinion sur le sujet s’est formé durant les semaines précédentes? Réellement? A moins que le sujet soit de faible importance pour vous, votre choix était fait bien des mois avant le vote.

Mais alors… pourquoi?

Vous vous demandez sûrement, alors pourquoi cette tradition d’inefficacité?

Et bien elle est la conséquence de deux forces. 

1/ Les organes participant à la vie politique

Les partis, les comités, les organisations ou les lobbys et groupes d’influences doivent s’occuper de 4 séries de votations (nationales) par an. Au vu de la préparation, on se doute bien que cela fait beaucoup sur l’année. C’est pourquoi, bien qu’il y ait des responsables pour les campagnes futures, la machine ne se met bien souvent qu’en marche quand la prochaine votation se profile déjà à l’horizon des trois prochains mois. 

2/ Les médias du 20ème siècle

Au 20ème siècle, les médias Suisses puissants et permis étaient l’affichage, la presse, et des envois postaux à tous les ménages. La télévision et la radio sont exclus du champ du marketing politique en Suisse.

Mais ces médias, cet affichage et ces journaux, ne sont pas précis dans leur ciblage. Et pour dépasser le seuil de visibilité, les forces se retrouvent concentrées sur 3 semaines. 

Pourtant, cela fait depuis longtemps que l’on vote par correspondance en Suisse. Ce qui étale l’acte de vote sur 3 semaines au lieu d’un jour. Les groupes politiques qui peuvent se le permettre s’offrent alors des campagnes de 6 semaines, soit 3 semaines avant la réception du matériel de vote.

Mais réfléchissons un petit peu… est-ce que réellement l’opinion politique se forge en voyant une affiche, en voyant une publicité dans un journal ou l’en recevant un de ces foutus prospectus dans notre boîte aux lettres alors que celle-ci porte la mention: Pas de publicité.

Clairement non… aujourd’hui comme hier, les choix politiques se font au fur et à mesure de discussion, de lecture, de podcast ou autre consommation de média. Et en Suisse aujourd’hui, ce qui va déterminer ce que l’on va lire est déterminé en grand partie par deux entreprises, Google et Facebook. 

Google est notre portail de l’Internet, avec les 3 premiers sites les plus visités de Suisse dans leur portfolio. Facebook, lui, nous donne l’impression du choix, mais combien de fois avons nous lu un article du temps, ou regardé une vidéo de la rts parce qu’elle avait été partagée par un de nos amis.

Formation d’opinion

Comment fonctionne la formation de l’opinion ? A travers les discussions et le compte rendu des discussions – donc des articles et sujets dans les médias. 

Le traitement des questions politiques et des votes se déroule sur une longue période de temps. Plus la formation de l’opinion peut être influencée tôt, plus la position de départ pour la votation est facile.

Il s’agit donc de bien planifier la campagne et d’amplifier les messages qui parlent en votre faveur. 

Aujourd’hui, au 21ème siècle, il est possible de faire en sorte d’avoir de l’influence sur ces lectures, sur ces discussions, et sur ces contenus qui sont mis en avant. Mais pour cela… 3 mois ce n’est pas assez. Là aussi deux forces sont en oeuvres.

1/ La note d’autorité 

Chaque moteur de recherche possède son propre algorithme de classification SEO, celui de Google, appelé « RankBrain », calcule la position de votre site en temps-réel et selon une grande quantité de critères. Certains de ces critères étant connus du grand public, de nombreux outils permettent d’auditer plus ou moins précisement votre site internet.

Cette note détermine la force de votre propos sur un sujet. Et cette note est en grand partie dirigée par l’historique. Un site qui est là depuis longtemps qui parle d’un sujet précis depuis des années a plus d’autorité qu’un site qui vient d’apparaître sur le même sujet.

Et donc si l’on veut être plus lu, plus vu… et bien il faut créer du contenu avant les autres, et sur des sites qui ont plus d’autorité. Et oui, créer un site de campagne est un non sens hérité de l’époque ou l’on faisait des brochures…

2/ Donner le bon message à la bonne personne

Le marketing politique se résume en: donner le bon message, à la bonne personne au bon moment. 

Mais pour ce faire, il faut être en mesure de déterminer quel est le bon message pour chaque groupe cible. Et cela prend du temps et va nécessiter de l’A/B testing . Quand au bon moment… il y a de forte chance que celui là ait lieu avant les 6 dernières semaines de vote… donc attention à ne pas rater le coche.

Voilà pourquoi même si faire du marketing politique ne coûte pas plus cher aujourd’hui qu’hier, la planification de campagne est complètement différente.

Pour que celle-ci soit un succès, elle doit intégrer en plus de la phase stratégique et la phase de push, des phases d’A/B testing, de réunion de communauté, et préparation du terrain. 

Pour en savoir plus voici un accès à un exemple de planning qui j’espère vous aidera à défendre vos convictions.

Êtes-vous interessé  à lire plus sur le sujet des campagnes politiques?

Keep campaigning!